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Données structurées

Quelles données structurées mettre en place sur un site vitrine dès son lancement ?

Les données structurées ne font pas remonter un site par magie. Elles aident les moteurs à comprendre qui l'édite, comment ses pages s'organisent et qui signe ses contenus. Intégrées aux gabarits, elles restent justes ; plaquées après coup, elles finissent par contredire la page. Voici quoi baliser au lancement d'un site vitrine, et quoi laisser de côté.

Julien Jimenez, auteur de l'articlePar Julien Jimenez Publié le 11 min de lecture
Données structurées d'un site vitrine : casier blanc à compartiments rempli d'objets triés par catégorie
Chaque contenu dans son compartiment : l'esprit d'un balisage bien rangé.

Quelles données structurées pour un site vitrine ? Le vocabulaire schema.org compte plusieurs centaines de types, et la plupart ne serviront jamais à un site vitrine. La bonne question n'est pas « quels types existent ? » mais « que montre chacun de mes gabarits ? ». C'est l'approche que Julien Jimenez retient lorsqu'il conçoit un site : partir de l'accueil, des pages de services, de la page à propos, des articles et du contact, puis décrire en JSON-LD ce que chacun affiche réellement.

Pourquoi intégrer les données structurées dans les gabarits, pas après

Sur un site bien construit, le balisage JSON-LD est produit par le gabarit, à partir des mêmes champs que le contenu visible : nom de l'entreprise, adresse, titre, date, auteur. Trois bénéfices en découlent :

  • la cohérence : des horaires modifiés une fois le sont sur la page et dans le balisage ;
  • la couverture : chaque nouvelle page hérite de son balisage ;
  • la maintenance : une erreur se corrige à un seul endroit.

À l'inverse, un balisage collé page par page ou injecté par un gestionnaire de balises finit presque toujours par diverger : deux descriptions de l'entreprise sous des noms différents, une ancienne adresse qui survit. Le format JSON-LD, recommandé par Google, facilite le travail : un bloc de script indépendant de la mise en page, que l'intégrateur génère sans toucher au HTML visible.

À retenir

Les données structurées aident les moteurs à comprendre une page et la rendent éligible à certains affichages. Elles ne garantissent ni résultat enrichi ni position : c'est Google qui décide de ce qu'il affiche.

La règle d'or : ne baliser que ce qui est visible

Les consignes de Google sont claires : le balisage décrit le contenu que l'utilisateur voit sur la page. Baliser un contenu caché, hors sujet ou trompeur expose à une action manuelle, qui prive le site de ses résultats enrichis. Cela exclut notamment :

  • une FAQ décrite en JSON-LD alors qu'aucune question n'apparaît sur la page ;
  • des horaires ou une adresse balisés mais absents de la page ;
  • des distinctions ou des profils sociaux qui ne figurent nulle part en clair.

Pour les gabarits, la conséquence est pratique : chaque propriété du JSON-LD correspond à un champ affiché, et si un champ est vide, la propriété disparaît. Ces informations restent cohérentes avec la fiche d'établissement et les mentions légales.

Erreur fréquente

Ajouter au balisage de l'accueil une note moyenne en étoiles calculée à partir d'avis collectés ailleurs. Google n'affiche pas d'étoiles pour les avis qu'une entreprise publie sur elle-même, et un balisage sans contenu visible correspondant peut valoir une action manuelle.

Le socle de tout site vitrine : Organization, WebSite et BreadcrumbList

Organization, LocalBusiness ou Person

Le balisage identifie d'abord l'éditeur du site. Une entreprise utilise Organization : nom, URL, logo (au moins 112 pixels de côté), description, contact et profils officiels dans sameAs. Si elle reçoit des clients ou intervient sur une zone définie, un sous-type de LocalBusiness est plus précis (AccountingService, Plumber, Dentist...), avec l'adresse, les horaires et le téléphone affichés. Un indépendant qui exerce en son nom propre peut se décrire comme une Person. Cette entité est décrite une seule fois, avec un identifiant stable (@id) que les autres pages se contentent de référencer.

WebSite

WebSite décrit le site : nom, URL, langue, éditeur. Google s'en sert pour choisir le nom de site affiché dans les résultats. Inutile d'y ajouter l'action de recherche autrefois destinée au champ de recherche des liens annexes : Google a cessé de l'afficher fin 2024.

BreadcrumbList dans chaque gabarit

Chaque page, hormis l'accueil, porte un BreadcrumbList qui reproduit le fil d'Ariane visible : mêmes niveaux, mêmes libellés, mêmes adresses. Google a simplifié son affichage sur mobile début 2025, mais le balisage reste utile sur ordinateur et pour la compréhension de la hiérarchie. Voici, simplifié, le socle de l'accueil d'un cabinet type :

{
  "@context": "https://schema.org",
  "@graph": [
    { "@type": "AccountingService",
      "@id": "https://www.exemple.fr/#cabinet",
      "name": "Cabinet Exemple",
      "logo": "https://www.exemple.fr/logo.png" },
    { "@type": "WebSite",
      "@id": "https://www.exemple.fr/#site",
      "url": "https://www.exemple.fr/",
      "publisher": { "@id": "https://www.exemple.fr/#cabinet" } }
  ]
}

Quelles données structurées pour un site vitrine, gabarit par gabarit

Une fois le socle posé, chaque gabarit ajoute ce qui le concerne. Ce tableau sert de point de départ au cahier des charges SEO.

Les données structurées d'un site vitrine, gabarit par gabarit
GabaritTypes JSON-LDCe qu'il faut décrireAffichage possible
AccueilOrganization ou LocalBusiness (ou Person), WebSiteL'identité de l'éditeur, le nom du siteLogo, nom du site
ServiceWebPage, Service, BreadcrumbListLa prestation, la zone desservie si affichéeFil d'Ariane
À proposAboutPage ou ProfilePage, BreadcrumbListL'entreprise ou la personne présentéeAucun
RéalisationWebPage, ImageObject, BreadcrumbListLe projet et ses imagesFil d'Ariane
ArticleBlogPosting, BreadcrumbListTitre, image, dates, auteurTitre, image et dates mieux compris
ContactContactPage, BreadcrumbListLes coordonnées affichéesAucun

Pages de services et page à propos

Le type Service décrit une prestation : nom, description, prestataire (l'éditeur, référencé par son @id) et zone desservie quand elle est indiquée. Google n'en tire pas de résultat enrichi, mais le graphe reste cohérent. Une règle : un Service par page de service, pas trente prestations entassées dans le balisage de l'accueil. La page à propos peut être une AboutPage reliée à l'entreprise ; pour une marque personnelle, une ProfilePage dont l'entité principale est une Person convient mieux.

Articles et auteurs

Chaque article porte un BlogPosting : titre identique au titre affiché, image de grande taille, dates de publication et de modification, auteur et éditeur. L'auteur est une Person reliée à sa page, nommée de la même façon d'un article à l'autre, et la date de modification ne change que lors d'une vraie mise à jour. Pour viser Google Discover, prévoyez des images d'au moins 1 200 pixels de large et la directive max-image-preview:large. Le balisage ne crée pas l'expertise d'un auteur : il la rend lisible.

FAQ, avis, événements : ce qui donne encore un résultat enrichi

La liste des affichages enrichis évolue, presque toujours dans le sens d'une réduction. Pour un site vitrine en 2026 :

  • FAQPage : depuis août 2023, le résultat enrichi FAQ est réservé aux sites gouvernementaux et de santé faisant autorité. Baliser une FAQ visible reste permis.
  • HowTo : les résultats de type tutoriel ne sont plus affichés depuis 2023.
  • Avis : depuis 2019, pas d'étoiles pour les avis qu'une entreprise publie sur elle-même. Les témoignages restent précieux, en texte.
  • Event : de vrais événements (portes ouvertes, ateliers) avec une page, une date et un lieu restent éligibles.
  • Logo, nom du site et fil d'Ariane : l'essentiel du gain visible pour un site vitrine.

Google a encore retiré plusieurs affichages peu utilisés en 2025 : avant d'investir dans un balisage pour son seul effet visuel, vérifiez la documentation de Google Search Central.

Tester et valider le balisage avant la mise en ligne

Le balisage se recette comme le reste du gabarit, en préproduction. Validez la conformité avec le validateur de schema.org, puis passez les gabarits éligibles dans le test des résultats enrichis de Google, en collant le code si la préproduction est protégée. Après la mise en ligne, contrôlez quelques pages avec l'inspection d'URL de la Search Console. Avant de lever la protection, cette liste doit être entièrement cochée :

  • Un seul bloc JSON-LD par page, organisé en @graph.
  • L'éditeur décrit une fois, avec un @id stable, référencé ailleurs.
  • Chaque valeur balisée est visible sur la page.
  • Le fil d'Ariane balisé reproduit exactement le fil visible.
  • Des URL absolues, en https, sous leur forme canonique.
  • Des images référencées qui existent et restent accessibles aux robots.
  • Des dates au format ISO 8601.
  • Aucun second balisage généré par une extension ou le thème.
  • Aucune erreur dans les deux outils de validation.

Google sait lire un JSON-LD injecté par JavaScript, mais un balisage présent dès le HTML envoyé par le serveur reste plus fiable, pour tous les moteurs.

Maintenir le balisage quand le site évolue

Un site vit : le cabinet déménage, un service apparaît, un auteur rejoint l'équipe. Cas type : les nouvelles coordonnées d'un cabinet sont saisies une fois dans le CMS et apparaissent au même instant dans le pied de page, sur la page contact et dans le balisage. Codé en dur dans un fichier à part, l'ancien balisage aurait gardé l'ancienne adresse des mois durant. Prenez aussi trois habitudes : relancer les tests sur une page par gabarit après chaque mise à jour du thème, consulter chaque mois les rapports de la Search Console consacrés aux données structurées, et revoir la liste sameAs quand un profil est créé ou fermé.

Questions fréquentes sur les données structurées

Les données structurées améliorent-elles le positionnement d'un site vitrine ?

Pas directement. Google présente le balisage comme une aide à la compréhension des pages et une condition d'accès à certains affichages, sans effet promis sur le classement. Son intérêt est ailleurs : une identité d'éditeur claire, une hiérarchie cohérente, des auteurs décrits explicitement, un logo et un nom de site correctement repris.

Faut-il encore baliser sa FAQ en FAQPage ?

Pour un site vitrine, le résultat enrichi FAQ n'est plus affiché : Google le réserve depuis 2023 aux sites gouvernementaux et de santé faisant autorité. Baliser une FAQ réellement visible reste permis et sans risque, puisque le balisage décrit fidèlement la page. Créer une FAQ dans le seul but d'obtenir un affichage n'a en revanche plus de sens.

Une extension SEO suffit-elle sur WordPress ?

Pour le socle, souvent oui, à condition de la configurer : bon type d'éditeur, logo, profils officiels, et aucun doublon avec le balisage du thème. Pour les informations propres à votre activité, comme les horaires ou la zone desservie, mieux vaut des champs de gabarit qu'une pile d'extensions qui produisent des graphes contradictoires.

Faut-il choisir LocalBusiness ou Organization ?

LocalBusiness, ou mieux l'un de ses sous-types, quand vous recevez des clients dans un lieu ou intervenez sur une zone définie, avec une adresse et des horaires affichés. Organization convient aux entreprises sans accueil du public. Un indépendant qui exerce sous son propre nom peut se décrire comme une Person, comme le fait ce site.

Conclusion : un balisage sobre, juste et vivant

Choisir les données structurées d'un site vitrine au lancement revient à répondre, gabarit par gabarit, à trois questions : qui édite le site, comment ses pages s'organisent, qui signe ses contenus. Organization ou LocalBusiness, WebSite, BreadcrumbList, BlogPosting et Person couvrent l'essentiel. C'est la quatrième des six étapes de fabrication d'une page, celle du gabarit, qui suppose des URL déjà figées.

Vous voulez faire relire le balisage de vos gabarits ? Écrivez à Julien Jimenez avec un exemple de code.